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May 21, 2017

Au plus loin que porte notre regard, vers la destination d’une nuit, courent les rêves. Ceux que l’on ne maîtrise pas, reflets d’images de nos consciences refoulées. Ils sont là, nous racontent une histoire, nous transportent, telle une errance au coeur d’une géographie intemporelle. Ces rêves tissent des liens tels des amarres vers des lieux sans ancrages et des âmes de passage.

Et si l’on pouvait s’y arrêter que verrions-nous ?

Comme un poncif, ces rêves détourent des solitudes où plutôt le goût des solitudes où l’on s’égare comme l’écrit Paul Guimard.

May 21, 2017

« Il me sembla apercevoir dans le lointain une petite silhouette noire debout. Je l’ai pris pour le tronc d’un arbre solitaire. A tout hasard, je me dirigeai vers elle, c’était un berger. Une trentaine de moutons couchés sur la terre brûlante se reposaient prêt de lui ». Ces phrases de Jean Giono dans l’homme qui plantait des arbres, résonnaient en moi quand, au détour d’un sentier, derrière le monde qui bouge, j’ai rencontré Pierre, dernier berger des granges de Labach (31). 

Pierre c’est 77 ans, 120 brebis, une vie d’ascète, un grand cœur, un combat, un incompris. Une lutte pour perpétuer des valeurs de travail, un amour des bêtes, un combat contre le temps, le poids d’une vie qui l’éloigne toujours plus d’un monde qu’il ne comprend plus. Cet homme me touche. Il me renvoie à ma propre histoire où la notion de transmission prend tout son sens.

Il faut soigner les bêtes, hommes et moutons.

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